Les premières associations

titre On ne sait pas vraiment quand sont apparues les premières sociétés organisées de tir à la sarbacane. Le plan cadastral de Saint-Etienne de 1793 laisserait apparaître, d'après le conservateur du musée du vieux Saint-Etienne, deux emplacements de tir à la sarbacane. La plupart des associations connues ont été créées au XIXème siècle.

Sur 25 jeux, 19 sont nés entre 1840 et 1855. Mais il y en a de plus anciens :


 

-- La Sarbacane rue Croix Courette en 1778. (1774 ?)

-- Société 8 rue du raisin en 1779

-- LA RENAISSANCE 34 rue du Vernay en 1824

Il est aussi fait mention, toujours par Boiron, d'un “Jeu nouveau“ situé dans le quartier du Coin fondé dans la seconde moitié du XVIIIème siècle. D'autres exemples plus récents :

 

-- LES JOYEUX AMIS en 1864

-- ROCHE LA MOLIERE en 1868

-- Le JEU de l'AIGLE en 1868

Ces trois associations sont encore en activité. Toutes les associations ont un caractère à peu près identique. Un terrain en plein air pour tirer aux beaux jours avec le mât pour le tir du papegai, et une ou deux salles selon que la partie café se trouve isolée ou non de la salle de tir. Une enseigne à l'extérieur signale la présence du jeu.

Les associations sont en général locataires mais les jeux les plus fortunés sont proriétaires de leur local.

Les dénominations

Les sociétés de Sarbacane vont tout de suite se distinguer par leur appellation. La plupart, dans leur raison sociale, portaient des noms significatifs :

 

-- La Franche Loyauté

-- La Gaieté

-- Les Amis Réunis

D'autres se rapportaient à leur domiciliation

 

-- Le Jeu de la Sauvanière au Chambon-Feugerolles

-- Le Jeu des Barques à Saint-Rambert

-- Le Jeu du Haut, Le Jeu du Bas à Côte Chaude

Alors que certains jeux ajoutaient d'autres disciplines comme le billard ou les boules par exemple et qui malheureusement vont supplanter l'activité originelle, un peu plus près de nous, les associations, pour la plupart des clubs sportifs omnisports, comme les amicales laïques, ou les clubs de fédérations affinitaires, vont inclure la sarbacane parmi leurs activités sportives.

Les corporations

La coutume veut que le tir à la sarbacane soit un jeu d'ouvriers mineurs. Ceci est totalement erroné. Par contre le tir à la sarbacane est une pratique où l'on trouve une prédominance des métiers manuels.
Si l'on prend le recensement des jeux de 1855, sur 1466 joueurs on trouve :

 

-- 36% d'ouvriers passementiers rubaniers

-- 15% d'armuriers et canonniers

-- 10% de veloutiers

-- 6% d'ouvriers mineurs seulement.

Ces chiffres sont en fait proportionnels aux différentes corporations à cette époque. Il y eut également en 1859, la fondation d'un jeu de sarbacane des charpentiers de la ville de St-Etienne, situé boulevard Valbenoite.

Il est vrai par contre que se sont les jeux de mineurs qui ont le mieux subsisté, et qui pour la plupart sont arrivés jusqu'à aujourd'hui. Ce qui reflète également l'évolution du tissu ouvrier de la région stéphanoise.

 

         

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